Les religions et les croyances en un être supérieur ayant de profondes implications sur nos sociétés, il convient de ne pas laisser aux seuls croyants le soin d'en parler.
Comme tout système de pensée, les religions sont critiquables, au grand dam de certains fidéistes*, qui invoquent le caractère sacré de leur système de pensée. Si on peut admettre qu'ils en sont profondément convaincus et qu'ils peuvent en être sincèrement blessés, leurs convictions intimes ne peuvent être un frein à l'exercice de la critique: la raison du plus affecté ne saurait être la meilleure.
Il n'est cependant pas question d'imputer aux seules religions les pires calamités:
Il n'empêche que certains conflits ont une origine religieuse, parce que des pratiques peuvent être jugées mutuellement incompatibles par deux groupes qui cohabitent, ou par la nécessité pour certains de croire à la supériorité de leur système de croyance, pouvant par exemple se manifester par une agressivité à convertir.
Pour toutes ces raisons, les religions ne doivent en aucun cas générer d'exception aux règles de droit, et il est important de ne pas laisser le monopole d'une théologie (science de dieu) aux seuls croyants:
* Fidéisme (Petit Robert I):
1. Doctrine selon laquelle la vérité absolue est fondée sur la révélation, sur la foi.
2. Doctrine admettant des vérités de foi et s'opposant au rationalisme.