Les logiciels libres présentent beaucoup d'avantages, d'ordres divers.
Un logiciel est libre s'il est permis de l'utiliser, le copier, le distribuer, le modifier, l'améliorer et le redistribuer (avec son code source). Ces libertés sont garanties par la licence GPL (GNU General Public License).
«Libre» se réfère ici à la liberté (libre pensée) et pas à la gratuité (entrée «libre»).Il ne s'agit donc pas de freeware: tant qu'on ne dispose pas des sources d'un logiciel, il n'est pas permis de l'étudier et de l'améliorer, il n'est pas libre. D'autre part, il est permis de redistribuer commercialement un logiciel libre (par exemple avec de la documentation imprimée, un service d'aide ou de maintenance), mais toujours avec ses sources.
Quoiqu'il en soit, la grande majorité des logiciels libres ne vous coûtera pas grand-chose. Ceux que cela gêne pourront toujours faire une donation à la Free Software Fondation (FSF).
L'abandon d'un logiciel par une société éditrice rend à terme un logiciel incapable de tourner dans un environnement qui change sans cesse. Un logiciel libre ne disparaît que par le désintérêt de tous ses développeurs, qui en sont en général les premiers utilisateurs.
Les codes-sources étant à la disposition de tous, un logiciel libre est facilement porté vers tous les systèmes existants (libres ou «propriétaires»). Si votre système «propriétaire» est abandonné (souvenez-vous de PSX, Atari et Amiga), les logiciels libres que vous y utilisiez se trouvent déjà sur le système de rechange. Les logiciels libres encouragent les standards libres, qui de ce fait existent sur toutes les plateformes.
L'obligation de distribuer le logiciel avec son code-source dissuade d'y insérer du code malsain. Par exemple, le système GNU/Linux n'envoie pas d'information sensible de votre système vers un site web particulier.
La communauté des logiciels libres résout les problèmes dès qu'ils se présentent, sans négation désespérée des bugs ni des trous de sécurité. N'étant par contre pas pressés par des considérations commerciales, ils sont moins truffés de bugs que certains logiciels «propriétaires» à chaque nouvelle version.
Aider à la constitution d'une concurrence à l'intérieur du monde informatique, où sévissent des abus patents de position dominante, est très certainement démocratique. D'autre part, ce projet largement bénévole prouve que l'appât du gain n'est pas l'unique ni la meilleure motivation dans les entreprises humaines.
Il existe quelques exemples où Microsoft préfère brader ses logiciels (pas seulement dans les pays dits émergents) pour empêcher le passage aux systèmes d'exploitation ou logiciels libres. Toute pression sur un quasi-monopole profite à ses clients.
Ces dernières années ont vu sortir un nombre croissant de logiciels libres, complets et professionnels, qui fonctionnent sur plusieurs plateformes:
Framasoft permet de télécharger les logiciels libres sous différentes plateformes
Liste (en) des logiciels GPL de la Free Software Foundation, par catégories
WinLibre (0.3.1, 170Mo, fr) rassemble les principaux logiciels libres pour Windows
ODF Add-in permet à Microsoft Office de lire les formats ouverts utilisés par Open et LibreOffice.
D'autre part, nous assistons à une universalisation des standards libres ou ouverts, repris par les logiciels «propriétaires»: