À l'occasion d'une réinstallation de Debian 5.0 Lenny, je me suis rendu compte que Gnome s'était beaucoup amélioré, impression grandement confirmée avec Debian 6.0 Squeeze.
Gnome n'est pas seulement un environnement graphique libre (Licence GNU), mais aussi un ensemble intégré d'applications:
En cas d'installation de l'interface graphique de bureau lors de la première phase d'installation, Abiword et Gnumeric auraient été remplacés par OpenOffice – préférez de toute façon LibreOffice.
Si les logiciels installés avec Gnome ne vous suffisent pas, voyez la page logiciels.
Si vous n'avez pas installé d'Environnement graphique de bureau, la machine relancée (reboot) vous invitera à vous identifier. Faites-le en indiquant root puis le mot de passe du super-utilisateur. Vous serez en mode «ligne de commande» avec les droits du super-utilisateur, nécessaires pour installer des logiciels sur un système UNIX qui se respecte:
apt-get-install gnome
installera l'interface graphique Gnome, avec ce qui suffit pour un usage familial d'un PC. Lorsque l'installation sera terminée (chargement / dépaquetage / paramétrage), il suffira de saisir la commande
gdm3
pour lancer le bureau. N'y restez pas: vous êtes connecté en tant que super-utilisateur, ce qui est dangereux. Éteignez la machine et rallumez-la: dorénavant, un écran de connexion vous permettra de vous connecter avec votre compte de simple utilisateur.
Il y a quelques applications qu'il est intéressant d'installer tout de suite.
numlockx permet de rendre le pavé numérique valide avant l'ouverture de la session X si on l'installe avec
[su] apt-get install numlockx gksu
et qu'on ajoute ([su]) au fichier /etc/gdm3/Init/Default la ligne /usr/bin/numlockx on
gksu permet de concilier la nécessité de lancer une application en mode superutilisateur avec le mode graphique, qui n'est normalement pas prévu pour cela et qui renvoie:
Xlib: connection to ":0.0" refused by server
Dans une console en mode simple utilisateur, la commande gksu nautilus demande le mot de passe "root" avant de lancer le gestionnaire de fichiers. Cliquer sur un fichier texte peut lancer gedit pour l'édition de fichiers du système (/etc/apt/sources.list, /etc/fstab...).
Lancer une application en mode superutilisateur permet également de vérifier que le problème d'un lancement sous simple utilisateur ne vient pas d'un manque de droits sur les fichiers ou pilotes que l'application utilise.
Mais attention, le mode super-utilisateur permet les plus grosses bêtises, comme l'effacement de tous les fichiers de tous les utilisateurs utilisant la machine, ou du système lui-même. Dans ce cas, le virus le plus dangereux se situe entre la chaise et le clavier
Si vous disposez d'une fonte sur un disque dur ou une clé USB, un clic droit de la souris suivi du choix Action » Installer permet son installation. Pour l'installer pour tous les utilisateurs, le mot de passe super-utilisateur sera demandé.
Afin d'assurer une compatibilité des documents Internet (et .doc?), Microsoft a fait don de ses fontes "standard": Times New Roman, Arial, Comic Sans MS, Courier New, Verdana, Impact, WebDings et quelques autres, disponibles dans le paquet ttf-mscorefonts-installer depuis Squeeze (auparavant msttcorefonts). Les ajouts ne se manifesteront qu'au prochain lancement du serveur graphique.
Pour que les fontes puissent apparaître en gras ou italiques lorsqu'elles n'existent pas dans ces attributs, il faut choisir l'option xtt lors de l'installation du paquet x-ttcidfont-conf. Après l'installation, il est toujours possible de reparamétrer:
dpkg-reconfigure x-ttcidfont-conf
Si vous désirez un curseur graphique plus grand, récupérez par exemple whitelarge.zip.
Plutôt que choisir un pointeur de souris plus grand, il est possible d'agrandir le pointeur standard avec le curseur «taille».
Le bureau de Gnome contient par défaut deux barres horizontales, la supérieure contient les menus des applications, localisations et outils d'administration à gauche et les services en cours à droite; l'inférieure contient les lanceurs de vos applications favorites sous forme d'icones et les applications ouvertes.
Un clic droit sur le bureau permet de créer des répertoires et des lanceurs d'application ou de changer l'image d'arrière-plan.
Un clic droit sur une barre suivi d'un clic gauche sur Propriétés permet de les configurer:
Pour installer une application sur la barre des tâches, il suffit de traîner son icone du menu des applications vers la barre des tâches.
[F1] lance l'aide sur l'application courante (à défaut, concerne le Bureau)
[F5] réinitialise le bureau (icones...)
[Alt-F2] ouvre un champ éditable permettant de lancer une application en ligne de commande
[Alt-10] maximalise la fenêtre courante
[Ctrl-Alt-F1] à [Ctrl-Alt-6] ouvre une des six console (de tty1 à tty6)
[Ctrl-Alt-F7] revient à l'interface graphique
[Alt-Tab] passe d'une application ouverte à l'autre (réduite ou non)
Le premier menu concerne les applications installées, regroupées par genres (Bureautique, Graphisme, Internet...); le second les raccourcis vers les répertoires, périphériques, documents récents mais permet aussi une recherche paramétrable de fichiers; le troisième l'administration du système (droits de super-utilisateurs), les préférences, l'aide, la gestion des session et l'extinction.
Les menus se configurent par Système» Préférences» Menu Principal ou par le lancement de la commande alacarte dans une console. Attention:
Se situent par défaut en haut à droite.
Clavier: clic-gauche permet le basculer entre claviers installés (en général, le qwerty-us et l'azerty-fr ou -be pour les francophones; clic-droit permet le paramétrage du clavier et une vision des effets de combinaison de touches ([shift]-[alt]-[touche]
Son: un clic-gauche sur le haut-parleur affiche un potentiommètre permettant le réglage rapide du volume sonore de sortie. Le bouton Contrôleur de volume ouvre le paramétrage des différentes entrées et sortie disponibles sur votre système.
Date/Heure: un clic gauche affiche un calendrier dans lequel il est possible de naviguer. Attention: ce calendrier ne tient pas compte de l'ajustement grégorien, clic droit pour les préférences (attention: il faut être en mode super-utilisateur pour régler la date et l'heure: faites-le par le menu Système» Administration).
Il permet de configurer Gnome et ses applications intégrées. Se trouve normalement en Application» Outils système» Éditeur de configurations, sinon saisissez gconf-editor dans une console.
Cette configuration est plus complète et parfois plus fine que la configuration par Édition» Préférence accessible par le menu de chaque application. Pour Nautilus par exemple:
Il est maintenant basé sur le moteur WebKit (comme Safari et GoogleChrome), c'est-à-dire plus rapide que le moteur Gecko de Iceweasel.
Il existe deux façons de configurer Epiphany:
Un des avantages, si vous maintenez un site Internet «à la main», est de pouvoir naviguer dans votre site à la maison avec Epiphany et de corriger la page en l'ouvrant avec [Ctrl-u] (ou en cliquant sur Affichage» Source de la page).
Nautilus est le navigateur des systèmes des fichiers de Gnome, qui peutse révéler assez lent dans certaines conditions (je bricole assez mon système: cela s'arrange souvent avec une réinstallation). Il s'occupe également de l'affichage des icones sur le bureau. Si jamais celles-ci disparaissent, nautilus dans un terminal les font réapparaître (cela ne fonctionnera pas par le menu si la commande associée est nautilus --nodesktop).
On paramètre Nautilus avec Édition» Préférences. Voici quelques-unes des fonctionnalités:
Dans l'onglet Vue, il est possible de décider si les fichiers cachés (commençant par un .point) et de sauvegarde (terminant par un tilde~) sont visibles dans le répertoire.
Dans l'onglet Comportement, il est possible de décider si un simple clic suffit à lancer les événements ou s'il en faut un double; activer Toujours ouvrir dans les fenêtres de navigation permet de ne pas ouvrir une nouvelle fenêtre à chaque répertoire ouvert. Par défaut, il n'est pas possible de directement détruire un fichier: il passe par la poubelle; pour être plus expéditif, activer Inclure une commande Supprimer qui ignore la corbeille (mais est-ce conseillé?).
Mention spéciale à qui m'expliquera comment forcer nautilus à trier ses fichiers selon le code ASCII dans un environnement UTF-8. Étant donné que 2 < 3 < 10 et que "e" vient avant le "s" dans l'alphabet, nautilus affiche un répertoire
2.jpg -3.jpg 10.jpg eggs.jpg Spam.jpg
nautilus semble insensible à la ligne LC_COLLATE="POSIX" ou LC_COLLATE="C" ajoutée dans les fichiers /etc/default/locale ou /etc/environment (solution classique des forums). On ne semble donc pas avoir le choix, pénible impression rencontrée dans les systèmes où «tout est pensé pour vous». Filezilla et mc par contre sont en classement "ascii", pratique lorsqu'on compte sur les différences majuscules/minuscules ou les caractères spéciaux:
-3.jpg 10.jpg 2.jpg Spam.jpg eggs.jpg
tuxcmd est une alternative rapide à Nautilus, tri insensible à la casse. Le paramétrage des actions liées au type de fichiers n'est pas très intuitif:
Rechercher ( [ctrl-f]) et remplacer ( [ctrl-h]) permettent l'utilisation très intéressante des caractères de contrôle tels que \t pour la tabulation, \n pour un saut à la ligne, \\ pour le caractère \ .
coloration syntaxique pour la programmation: choisir un jeu de couleur proposé dans Édition» Préférence» Police et couleurs. Si cela ne vous convient pas, il est possible d'en ajouter un, que vous aurez édité vous-même ou téléchargé ici, avec Édition » Préférence » Police et couleurs » [+ Ajouter]
L'archiveur par défaut est File Roller. Il se base sur des outils externe et ne désarchive pas tous les formats par défaut: chercher l'extension du format dans synaptic pour les formats exotiques: .lzh, qui fut célèbre dans les environnement DOS et Atari et serait encore utilisé au Japon, requiert le paquet lha.
Cette fonctionnalité est accessible par le second menu du Bureau («Raccourcis»). Il est possible, dans le premier champ, de préciser une chaîne devant faire partie du nom du fichier (par exemple .htm). En dessous, il est possible de préciser le répertoire à partir duquel la recherche doit être faite (les sous-répertoires seront également inspectés).
En cliquant sur «Sélectionner plus d'options», il est possible de définir une chaîne qui doit être contenue dans les fichiers recherchés, de déterminer une taille minimale ou maximale, et bien d'autres choses encore. Parmi ces autres choses, les expressions régulières permettent de trouver des fichiers en imposant des critères bien définis à leur nom:
Cette dernière option ne semble pas correctement implémentée: ^[3-7] (de 3 à 7 inclus) admet en fait les fichiers dont le premier caractère varie de 0 à 7; ^[c-r] admet les chiffres de 0 à 9 et les minuscules de a à r; ^[C-R] admet les chiffres de 0 à 9, les minuscules de a à z et les majuscules de A à R. La borne inférieure n'est donc manifestement pas respectée.
\$ \^ \[ \( \\permettent de définir les caractères $, ^, [, (, {, \... (et pas comme marque de structure).
D'abord développées en Perl, les expressions régulières ont été implémentées avec plus ou moins de rigueur dans la majorité des langages. Vous trouverez plus d'explication à la page modules python, même si toutes les expressions (\d, \D, \w, \W, \s, \S...) ne fonctionnent pas ici.