Cette page respecte trois libertés qui semblent aujourd'hui fondamentales :
1. on a le droit de penser ce qu'on veut ;
2. on a le droit de dire librement ce qu'on pense ;
3. on a le droit de montrer qu'on ne pense pas grand-chose.
Ces trois libertés valent pour tous (8:)
Cela pourrait signifier « Quoi qu'il en soit », mais en plus distingué.
Pour approfondir le pléonasme, on pourrait proposer « Laissons au temps le temps de prendre son temps ». Mais il y a certainement moyen de faire mieux.
On s'en doute toujours un peu, sauf dans les cas où les victimes aiment l'être, probabilité qu'il ne faut jamais sous-estimer.
La nostalgie est mauvaise conseillère. Tout change tout le temps et seuls les ultra-conservateurs s'en plaindront. Il y en a donc tant que ça?
Les pédagogues devraient parfois varier leurs exemples:
- C'est quoi, un pléonasme?
- C'est quand on dit deux fois la même chose, Toto. Par exemple: « panacée universelle ».
Et voilà comment l'expression finit par entrer dans la tête à Toto, année d'étude après année d'étude.
Un anniversaire étant déjà la commémoration annuelle d'un événement, « commémorer un anniversaire » est un pléonasme, en plus d'être lourd et pompeux. « Fêter un anniversaire », ou le célébrer dans les cas plus tristes, suffit amplement.
Capital-confiance, capital-santé, capital-calcium... on pourrait se demander pourquoi ce mot a tant de succès dans les discours de santé et de développement personnel.
Cela semble simplement signifier « histoire particulière » dans les émissions psychologisantes. Il y eut même une « histoire de vie » dans une émission sur la « douance » (RTBF-première, mercredi 2005.11.16 vers 11h15).
« J'ai un souci »... Les problèmes ne semblent plus exister, même pour les nier dans « Y a pas d'souci ». Encore une internalisation.
... ce qui n'est pas un avantage absolu. Le plus vain des pis-aller.
Autre manière de dire: « C'est comme cela et pas autrement ». L'invocation de l'évidence avec tant de fougue devrait susciter un scepticisme salutaire.
Les guillemets sont utiles pour citer ou prendre une distance par rapport à un terme, en la teintant éventuellement d'ironie. Ce tic semble destiné à remplacer le « Quelque part » des années '80, une manière de se dédouaner d'avance ce qu'on est en train de dire. Un joker quelque part pour le - entre guillemets - politiquement correct.
Ne pensez surtout pas, comme certains promoteurs bien relayés par certains journalistes essaient de vous le faire croire, que toute opposition aux nuisances ait pour origine la sauvegarde de son petit confort personnel, de sa tranquillité ou de son ambition.
Petit clin d'oeil à Disneyland qui montre la distance que tout(e) bon(ne) journaliste doit avoir vis-à-vis des institutions, surtout financières. C'est aussi la preuve qu'on peut être dupe de la propagande anti-Européenne. « Zone Euro », ne serait-ce pas moins chargé?
Si « voire » signifie « et même », on imagine sans peine ce que peut signifier « voire même ».
Curieuse manière de mettre sur un même pied une pratique qui a décidé qu'elle ne serait pas testable et la médecine académique, d'autant plus critiquée qu'elle devient efficace... Sur un même pied? Pas du tout : « allopathie » est le terme imposé par les homéopathes. Un beau tour de force.
On a pu lire dans le Monde* que le karaté était une « martiale et japonaise spécialité ». Nul doute que ce « parler à l'envers » comme disait Obélix**, nous vient de l'anglo-américain, mais il est étonnant de l'entendre également chez un écolier qui parlait de ses « préférées vacances » ou de son « rouge cartable ».
Rassurons les Wallons : dans leur patois dialecte belle langue,
c'est normal.