Les parlers régionaux de Belgique francophone
La Belgique compte trois langues officielle: le néerlandais, le français et l'allemand, et quelques dialectes y survivant tant bien que mal. De ce fait, une faible proportion des expressions listées ci-dessous sont utilisées ou comprises par l'ensemble des locuteurs francophones de Belgique. Ne croyez surtout pas qu'il faille les utiliser pour s'y faire comprendre - les Belges suivent régulièrement les chaîne télévisées françaises - et n'abusez pas des belgicismes: certaines personnes d'ici les évitent soigneusement, tandis que certains ne sont plus guère utilisés.
Origines des «belgicismes»
Certaines expressions utilisées en Belgique sont des survivances d'expression françaises désuètes, la métropole évoluant souvent plus rapidement que la périphérie. Ainsi, septante et nonante sont aussi utilisées en Suisse; déjeuner au matin, dîner à midi et souper au soir sont encore utilisés en famille de certaines régions françaises. Vous trouverez d'ailleurs certaines expressions dans le parler du nord de la France ou en Champagne-Ardenne.
Les wallons, dialectes issus du latin, sont des parlers qui ont hérité de certaines caractéristiques germaniques. On y trouve par exemple plus souvent qu'en français de France l'antéposition de l'adjectif: un «noir toubak» pour un «tabac fort». De la même manière, le wallon a influencé le français de Belgique par son utilisation assez courante de la proposition infinitive: «pour moi aller au marché» signifie «pour que j'aille au marché».
Prononciation et accents
Ne passez pluspour un-e idiot-e: l'accent bruxellois n'est pas l'accent belge. Il y a entre le liégeois et le bruxellois francophone autant de différences qu'entre le marseillais et le ch'ti, ce dernier étant par ailleurs très proche du picard du Hainaut occidental (Tournai, Mons et Ath). Par ailleurs, si un accent vous paraît cocasse, il est possible qu'il s'agisse d'un néerlandophone vous faisant l'honneur de répondre en votre patois de l'Île de France. Et aussi bizarre que cela puisse vous paraître, les communiqués en langue française que vous entendez dans les gares bruxelloises peuvent être prononcés par des néerlandophones; les conducteurs français de TGV délivrent bien leur message de bienvenue dans un néerlandais disons... très exotique. Tant qu'on se comprend!
Au niveau de la prononciation, le «w» est le plus souvent la semi-consonne que les français utilisent dans «watt», la diphtongue «ui» est souvent prononcée «oui» («pouis»), et, en Wallonie, le son «ène» est très souvent nasalisé en «ain-ne», «tié» ou «tien» sont encore parfois prononcés «tché» («amitché») ou «tchin» («maintchin»). Par ailleurs, la différence est plus nette qu'en France entre les sons «é» et «è», «un» et «in» ainsi qu'entre les sons longs et courts: on distingue «pâte» [pa:t] de «patte» [pat]. Dans la région liégeoise, le «h» est aspiré: «hall» est prononcé à l'anglaise.
Les belges francophones ajoutent souvent des semi-consonnes «Germaine, elle est cruwelle» (Les bonbons, Jacques Brel); moins souvent, ils assourdissent les consonnes finales sonores ([ro:p] pour «robe», [ro:s] pour «rose») et suppriment parfois la seconde consonne de la syllabe finale: «tigre» peut se prononcer [ti:k], et «capable», [capa:p]. L'école réprime ce parler populaire, qui ne subsiste que chez les personnes ayant peu fréquenté l'école, et l'on entend en Belgique souvent moins de fautes grammaticales flagrantes qu'en France.
Toutes les lettres des mots et noms d'origine flamande se prononcent. La graphie néerlandaise «oe», reprise par le bruxellois, se prononce «ou». La graphie «sj» se prononce comme le «ch» français, mais la graphie «ch» est la fricative vélaire [Χ] proche du ch allemand, le [γ] en est la version voisée «gh». Pour en terminer avec la capitale, sachez que le langage utilisé dans les pièces «Le mariage de mademoiselle Beulemans» et «Bossemans et Copenolle», ou les adaptations des pièces classiques par le théâtre de Toone est du français très légèrement bruxellisé. Le bruxellois originaire, quasi inusité aujourd'hui, est un patois flamand incompréhensible pour les francophones.
Merci à l'echte Brusseleir Désiré (septembre 2008) pour ses corrections et apports.
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expressions –
culture
A
- abîe! (W): vite! dépêche-toi!
- accaparer (tr. dir.): s'emparer de
- accises: taxes (tabac, alcool)
- accroche-pied: croc-en-jambe
- à-fond (m): cul-sec
- Aclot-e: nivellois-e de naissance
- ~ ainsi: ~ pareil
- à mac: en abondance
- amitieux: affectueux
- amusette: dissipé, prompt à jouer
- à poef (Bxl): à crédit
- à pouf (W): au hasard
- arranger qqn: rouler qqn
- architek (Bxl): dernier des derniers
- arsouille: (enfant) espiègle
- asbl: association «Loi 1901»
- assez bien: assez, beaucoup
- assiette profonde: assiette creuse
- astablééf! (Bxl) S'il-vous-plaît
- astruquer: avaler de travers
- à tantôt: à tout-à-l'heure
- aubette: abribus, kiosque
- au sinon: sinon
- auto-scooter: auto-tamponneuse
- avaloir: égout
- avant-midi (m. ou f.): matinée
B
- baas [ba:s]: patron, balèze
- babeleir (Bxl): bavard, commère
- babeler (Bxl): bavarder, radoter
- babelute: sucre d'orge, bavard
- lait battu: babeurre
- baby [babi] (W): pantoufle
- bac: poubelle
- Back: arrière (football)
- baise: baiser affectueux
- balle pelote: jeu de balle
- ballotin: carton à pralines
- bande: voie de circulation
- baraquî: habitant d'une roulotte
- bardaf: patatras!
- barrière Nadar: barrière Vauban
- bas-collant: bas, collant
- bassin de natation: piscine
- Baxter™: goutte-à-goutte
- bel-étage: rez-de-chaussée surélevé
- berdeller: parler beaucoup
- berdouille (W): boue
- berloquer: vasciller
- berme: terre-plein central
- bibberer (Bxl): trembler
- bidons: bardas
- biesse (W): bête, idiot
- bic™: stylo à bille
- biète (wp): bête, idiot
- biloute (wp): appellation affectueuse
- binamé (Lg): gentil
- binèze (W): content
- Binoches: WC
- biquer: rebiquer
- bisbrouille: fâcherie, brouille
- biscuit: gâteau sec
- bitu: fin saoul
- biture: grosse cuite
- bleffer (W): baver
- bleu de: fou de
- blinquer: briller
- blouche (Bxl): enfoncement, coup
- bob: abstinent pour la reconduite
- Bobonne: grand-mère
- boentje (Bxl): béguin
- boket (W): morceau
- bomme: poutre (agrès)
- Boma, bomma (Bxl): Bonne-Maman
- Bompa, boempa (Bxl): Bon-Papa
- boudine: nombril, ventre
- boudoir: biscuit à la cuiller
- boule: bonbon
- boule de Berlin: beignet à la crème
- bourgmestre [g]: maire
- boustringue: hareng fumé
- boutroule: nombril
- boyaux: intestins
- braire (W): pleurer
- brette: dispute
- breyoû: qui a la larme facile
- bricaillons: gravats
- brol (Bxl): désordre, choses sans valeur
- broubeler (Bxl): bafouiller
- brusselaire (Bxl): bruxellois-e
- bucht (Bxl): mauvaise qualité
- bulex: chauffe-eau [chauveau]
- bunôje (Ch): content
C
- caberdouche: café mal fréquenté
- cacaille (W): objet sans valeur
- cailler: peler (de froid)
- calcareux (adj.): calcaire
- calepin: cartable
- canule (f): un incapable
- capoule: frange de cheveux
- carabistouille: blague, galéjade
- caraboutchas: gribouillis, patés
- caricole (W): escargot comestible
- caricole (Bxl): escargot comestible
- carrousel: manège forain
- cartache: grosse bille, coquard
- carte-vue (Vx): carte postale
- caquer : déféquer
- casserole: fait-tout
- cassette: plumier d'écolier
- castard: costaud
- ça va?: d'accord?
- chamoisette: peau de chamois
- chaque: chacun
- chârel (Bxl): caïd
- chasse-eau (Ht): raclette
- chançard: chanceux
- chatouiller (intr.): démanger
- chemisette: marcel
- chicklet©: chewing-gum
- chicon: endive
- chienne: frange de cheveux
- chipot: travail laborieux
- chipoter: tripoter
- chique: bonbon (Lg), chewing-gum
- choser: faire (verbe-joker)
- clenche, clinche: poignée de porte
- clette!: des clous!
- clette (f): imbécile
- clignoteur: (feu) clignotant
- cliquottes (Lg): chiffons, vêtements
- clinche (une): un-e maladroit-e
- cloche: cloque
- cloche: empoté-e
- clotte: motte
- clottes: menstrues
- clouche (Bxl): petite quantité
- cocher (Bxl): nettoyer
- commune: municipalité
- compte à vue: compte courant
- cornet: paquet de frites
- couillon (W): peureux
- coumère (W): copine
- couque: biscuit, petit pain
- cour (f.): toilettes
- coussin: oreiller
- craboutchas: gribouillis, patés
- crapuleux: crapule
- crolle: boucle de cheveux
- Cron-te: courbe, de travers
- croustillon: beignet
- cru (W): humide et froid
- cuisine-cave: cave à moitié enfouie
- cuistax: voiture à pédales
- cumulet: culbute, galipette
|
D
- déjeuner: repas du matin
- demeurer: habiter
- dépôt d'immondices: décharge
- détournement: déviation routière
- dikkenek (Bxl): frimeur, vantard
- dimanche: argent de poche
- dîner: repas de midi
- direct: directement
- divan: canapé
- dix-heures: grignotage du matin
- djok (m): (cuvette de) WC
- douf (il fait -): lourd, chaud
- douffe (f): cuite
- drache (f): grosse averse
- drève (f): allée campagnarde
- drinne (f): secousse électrique
- dringuelle (W): pourboire
- ducasse (W): fête en plein air
E
- échevin: adjoint au maire
- echt [eΧt]: véritable
- échoppe: étal de marché
- écolage : apprentissage
- école gardienne: jardin d'enfant
- écouter: obéir
- escabelle: échelle double
- essuie de bain: serviette de bain
- essuie-main: serviette
- essuie de vaisselle: torchon
- essuie-tout: sopalin
- exemplatif: à titre d'exemple
F
- façadeklacheur: peintre en bâtiment
- fancy-fair: fête de bienfaisance
- farde: cartouche, chemise
- femme à journée: f. de ménage
- femme d'ouvrage: f. de ménage
- feu ouvert: âtre
- fieu, fi: fils; Fieu!: L'ami!
- filet américain: steack tartare
- Flamîn: Flamand (péj.), charlot
- flamingant: extrémiste flamand
- flat [flat]: studio
- flave: mou, sans personnalité
- floche: pompon, gland
- foufernailles: choses sans valeurs
- fourte: merde!, vas-au-diable!
- franc (W): téméraire
- fransquillon: francolâtre
- fransquillonner: pincer son français
- fréquenter: avoir une liaison
- frigolite™: polystyrène expansé
- frisko: esquimau
- fritkot (Bxl), friture: friterie
- froebélienne [ø]: institutrice maternelle
- frotter: récurer
- frotteur: feutre pour effacer la craie
- froucheler (Bxl): bricoler, flirter (péj.)
G
- gaille (W): noix
- gazette: quotidien
- gazer: aller vite
- gletter: baver, goutter
- Gonzague (un): prétentieux
- goulaf(-re): goinfre
- gourme: cloque, enflure de peau
- griffe: égratignure
- groseilles vertes: à maquereau
- GSM, G: téléphone portable
- guindaille: beuverie
- guinze (Ht): cuite
- Gyproc™: plaque de gypse
J
- jatte: bol, tasse
- jeu de balle: balle pelote
- jogging: training
- jouette: prompt-e à jouer
K
- Kaaskop (Bxl): Hollandais (péj.)
- kaberdouch (Bxl): café populaire
- kavîtche (Bxl): petit troquet
- kermesse: fête en plein air
- ket, ketje: gamin
- kicker: baby-foot
- kikkebiche (Bxl): chair de poule
- Kiekefretter: Bruxellois
- kipkap (Bxl): fromage de tête
- klacher (Bxl): barbouiller
- klache(kop) (Bxl): chauve
- klette Mariette! (Bxl): macache!
- kot: cabanon, thurne
- kotter: occuper une thurne
- krimineilzat (Bxl): fin saoul
L
- labbekak (Bxl): poltron
- langue de Vondel: néerlandais
- lapette: café noyé
- lavette: tissu humide à vaisselle
- lessiveuse: lave-linge
- logopède: orthophoniste
- loque: chiffon pour le ménage
M
- macrâle: sorcière
- maison communale: mairie
- maf: maboul
- malette: cartable, pique-nique
- manique: poignée de tissu épais
- maïeur, mayeur (W): maire
- mandaïe: ouvrier non qualifié
- manne: bannette
- manneke (Bxl): gamin
- maquée: fromage blanc
- marchand de loques: chiffonier
- margaille (W): dispute, grabuge
- marier (tr): épouser
- maronne (Ht occ.): pantalon
- mastoc: maboul
- matabiche (<Cg): pourboire
- Ménapien: Flamand (péj.)
- mêle-tout: personne indélicate
- menneke (Bxl): gamin
- meye (Bxl): bonne femme
- meyerâ (Bxl): ménopause
- m'fi: adresse paternelle
- michepape: boue liquide
- miette: petite quantité
- mijole: sexe de la femme (vulg.)
- minnekepouss (Bxl): chaton
- minque: criée, marché aux poissons
- minimex: RMI
- mitraille: petite monnaie
- monnonc': oncle
- Montois-e caillau: Montois de naissance
- mop: balais à franges
N
- navetteur: voyageur pendulaire
- nenni, valet! (Lg): non, éh sot!
- non, peut-être? (Bxl): oui, bien sûr!
- nonante: quatre-vingt-dix
- note (restau): addition
- nuton: lutin ardennais
O
- ocheirme! (Bxl): mon pauvre!
- omnium: police-auto tous risques
- on disait que...: on dirait que...
- oufti! (Lg): mazette!
- ouille-ouille! (surprise, compassion)
- oui, peut-être? (Bxl): non, bien sûr!
- outre-Quiévrain: en France
|
P
- paf: interloqué
- pain français: baguette
- panne: bassin d'aisance
- pape (W): colle à base de farine
- papier collant: adhésif
- par après: et ensuite
- parastatal (adj.): semi-public
- passet: petit tabouret
- patche: vieillard
- pêcher: piocher (cartes)
- pecket, péquet: genièvre
- pelant: ennuyeux
- pensionné: retraité
- pesteller: trépigner d'impatience
- pétant: (temps) très chaud
- péteux: prétentieux
- péter (se la -): s'y croire
- pèter voï (W): s'en aller, déguerpir
- peye (Bxl): type
- peyerâ (Bxl): troubles masculins
- pinte (W), pin'tje (Bxl): verre de bière
- pissodrome: urinoir
- pistolet: petit pain de mie rond
- pitjesbak (Bxl): piste de dés
- place: pièce (de séjour), emploi
- plafonneur: plâtrier
- plasticine©: pâte a modeler
- plèquer (Bxl): être collant
- plotch: motte
- poechinel: marionnette
- poêlon: casserole
- poque: trace de coup
- postposer: différer
- posture (Bxl): statue
- potemeye (Bxl): pochtronne
- potepeye (Bxl): pochtron
- poter: boire en série
- pouss (Bxl): chat
- pouske (Bxl): chaton
- poussette: landau, caddie
- prépension: préretraite
- prester: effectuer une prestation
- principautaire: relatif à Liège
Q
- quartier: appartement
- quetter: forniquer (vulg.)
R
- rabistoquer: rafistoler
- raccuser, racuspoter: cafarder
- racagnac: clé à cliquet
- racrapoté: recroquevillé
- raie: ligne (cheveux)
- ramassette: pelle à poussières
- ramelink (Bxl): raclée
- ramicoudé: en mauvais état
- ratchacha: griffonnage
- rapia (W): radin, grippe-sou
- rawète (f): supplément, rab
- remettre: céder (une affaire)
- remettre: vomir
- rachalander: réassortir
- recta: immédiatement
- reloqueter: nettoyer
- renon: résiliation
- renseigner (qqch): indiquer
- retaper qqn: le reconduire
- ring: rocade
- riquettes (W): choses sans valeurs
- roni: racaille
- roter: râler
- roofing: couverture de toit bitumée
- rouf-rouf: à la va-vite, bâclé
- roulage: circulation routière
- roucha (W): rouquin
- ruse: problème
S
- sacoche: sac à main
- saisi: (n.) crétin, (pp) stupéfié
- saisir: surprendre
- salade de blé: mâche
- salon-lavoir: laverie automatique
- salu en de kost! (Bxl): bon vent!
- sauret: hareng saur
- savoir: pouvoir (parfois)
- savonnée: eau savonneuse
- scherp (Bxl): très limite
- schief ([sΧi:f] Bxl): de guingois
- seniorie: maison de retraite
- septante: soixante-dix
- s'il-vous-plaît? plaît-il?
- s'il-vous-plaît! voici!
- singlet: marcel
- sketter (W): casser
- slache: pantoufle, tongue
- slaptitude (Bxl): affaiblissement
- smeirlap (Bxl): salaud
- smoutebolle (Bxl): beignet
- SMS: texto (message)
- snol: c'est foutu, que dalle
- snotneus (Bxl): morveux
- sonner (tr.): appeler
- soquet: douille (ampoule)
- sorteur: videur
- souche: ticket de caisse
- souper: repas du soir
- sous-bock: sous-verre en carton
- sous-plat: dessous-de-plat
- spéce: pas ordinaire
- spépieux: méticuleux
- spittant: vif, pétillant
- spitter: éclabousser
- spitture: petite éclaboussure
- stamenei (Bxl): estaminet
- sterput: siphon de cour
- stoef (Bxl): esbrouffe
- stoeffeur (Bxl): vantard
- strîpe (Bxl): crise, caprice
- strôner (W): étrangler
- stuut (Bxl): bizarrerie, contrariété
- subsidier: subventionner
- sukkeler (Bxl): avoir des difficultés
T
- tapis plain: moquette
- taque: plaque électrique
- tamponne: cuite
- tantôt: tout-à-l'heure
- tchiniss (W): choses sans valeurs
- téchtu!: la ferme!
- tenir: garder, supporter, collectionner
- tenir (l'alcool): supporter
- teuf: teuf-teuf
- tiche (Bxl): zizi sexuel
- tirette: fermeture à glissière
- tof! (Bxl): super!
- toilette: toilettes
- tomber faible: s'évanouir
- torchon: serpillère
- ~ tout près: ~ avec cela
- trémie: embouchure de tunnel
- trop … que pour: trop … pour
- tutte, tututte: tétine
V
- vacature: emploi vacant
- vagabond: voyou
- vidange: verre consigné
- vide-poubelle: vide-ordure
- vlek (m, Bxl): de mauvaise qualité
- vogel-pick [γ]: jeu de fléchettes
- volle gaz (Bxl): à toutes berzingues
W
- wallingant: extrémiste wallon
- wasserette (Bxl): lavoir automatique
- wassingue: serpillère
- witloof: chicon
Z
- zat (Bxl): saoul
- zattecul: pochtron, poivrot
- zieverdera: propos délirants
- zieverer [zi:](Bxl): bavarder, délirer
- zinne (Bxl, W): marotte
- zinneke (Bxl): (chien) bâtard
- zot (Bxl): fou, bêta
- zwanze (Bxl): humour, galéjades
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↑Quelques spécialités culinaires
- bodink (Bxl): restes de pains mouillés au lait auquel on rajoute des raisins secs et de l'eau de vie
- bolus (m): brioche ronde glacée aux raisins secs
- bouquète (Lg): crêpe de sarrasin
- café: en général moins fort et correspond au café allongé; il est toujours servi noir avec la crème séparée.
- carbonnades: bœuf étuvé, à la bière
- cassonade: vergeoise, sucre de betterave non raffiné
- chocolat: celui que l'on trouve en France n'a plus rien à envier au chocolat courant qu'on trouve dans le commerce en Belgique: seules quelques maisons méritent encore la réputation du chocolat belge
- corin: compote de fuits séchés (pruneaux ou abricots secs) dont on garnit les tartes (grand merci à NR)
- couille de Suisse (ou son euphémisme couque suisse): pâton cuit à l'eau, sauce au beurre et à la cassonade
- cougnole (Ht), cougnou: brioche sucrée de Noël vaguement en forme d'enfant
- couque: petit pain, biscuit, gâteau...
- couque de Dinant: genre de pain d'épice peu levé et très compact
- cramique: brioche aux raisins secs
- craquelin: pain au lait et au sucre
- cuberdon: cône de gelée de fruit rouge séchée
- dagobert: sandwich jambon-fromage-mayonnaise
- escavèche: préparation de poisson au vin blanc, vinaigre et herbes
- faro: lambic refermenté avec du sucre candi
- filet d'Anvers: filet de cheval fumé
- filet américain: steak tartare, souvent servi avec frites et salade
- frica(n)delle: saucisse faite de diverses viandes
- gosette: chausson aux pommes, aux fruits si spécifiés
- galette: gaufre sèche
- gueuze: mélange de jeune et vieux lambics ayant subi une seconde fermentation
- kriek: une vraie kriek s'obtient par la refermentation de lambics et de cerises
- lard (friandise): mousse gélatineuse sucrée
- lambic: bière à fermentation spontanée du sud-ouest de Bruxelles; son nom indique peut-être son origine: Lembeek
- maitrank (m, Lx): vin blanc parfumé à d'aspérule odorante
- maatje: jeune hareng frais servi avec oignons hachés
- mitraillette: baguette fourrée de viande et de frites
- nic-nac: petit biscuit sec rond ou en forme de chiffre ou de lettre, surmonté d'une noisette de sucre coloré
- oiseau sans tête: paupiette
- panade: bouillie pour nourrisson, faite avec du biscuit sec émietté trempé dans un liquide (lait, jus de fruit...)
- pape (Bxl): bouillie; pape au riz: riz au lait
- péquet, peckè: genièvre, très populaire de Charleroi à Liège
- plattekeis (Bxl): fromage blanc
- pomme de terre en chemise: pomme de terre en robe de chambre
- praline: bonbon au chocolat
- rombosse: pomme à la cannelle entourée de pâte et de beurre, cuite au four
- spek (Bxl): lard, mot qui n'est pas en aucun cas à l'origine de «speculoos»
- spéculoos: biscuit au sucre et aux épices (cardamone et girofle)
- stoemp [ou] (Bxl): purée de pommes de terre et légumes assaisonnée de poivre et de noix de muscade
- tarte al djote: tarte aux bettes et/ou fromage (Nivelles)
- tête pressée: fromage de tête
- toast cannibale: à base de filet américain
- trappiste: bière forte (jusqu'à 10°) originellement d'abbaye
- waterzooi (Fl.): bouillon à base de poulet ou de poisson
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↑Glossaire scolaire
Les écolier belges commencent la première année primaire l'année de leurs six ans. L'école primaire dure six ans. À douze ans, il entament les secondaires, de la première à la sixième.
Avant la mixité dans l'enseignement secondaire officiel, les filles allaient au lycée, les garçons à l'athénée (héritage de la terminologie néerlandaise). Actuellement, les établissement officiels de l'enseignement secondaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles se nomment lycées; certains établissement organisés par les communes continuant à s'appeler athénées. Collège a toujours été le nom pour l'enseignement confessionnel, numériquement important en Belgique.
Les enseignants qui se destinent aux trois premières années du secondaires font un régendat (en trois années) et deviennent agrégés de l'enseignement secondaire inférieur. Les diplômés de l'université qui se destinent à l'enseignement des trois dernières années du secondaire ou dans le supérieur doivent faire une agrégation spécifique d'une année.
Avant la réforme de Bologne, les études universitaires comptaient généralement deux candidatures suivies de deux ou trois licences. Un licencié avait donc bac plus +4 ou +5.
- athénée: lycée non confessionnel
- auditoire: auditorium
- balance: note <10/20 non fatale
- baptême: bizutage
- bisser: redoubler
- bleu: bizut
- blocus: période de mémorisation
- bloque (f): préparation aux examens
- brosser: sécher un cours
- bulletin: carnet de notes
- buser: recaler
- calotte: coiffe de «baptisé» (UCL)
- cantus: soirée de chants paillards
- cassette (Bxl): trousse
- cokoteur/se: cothurne
- collège: école sec. confessionnelle
- copion: antisèche
- correcteur: Blanco™
- cote(r): note(r)
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- élocution: exposé d'élève
- farde: classeur
- fourche: heure de temps libre
- froebelien [ø]: (vx) instituteur maternel
- frotte-manche: lèche-cul
- humanités: études secondaires
- jobiste: étudiant occupant un job
- journal de classe: carnet scolaire
- latte: règle graduée plate
- lycée: école secondaire officielle
- manche à balles: fayot
- marqueur: feutre
- minerval: droits de scolarité
- mofler: recaler
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- penne: coiffe de «baptisé» (ULB)
- pette, pète, petture (f): échec
- pion: surveillant
- plume: étudiante baptisée
- plumier (W): trousse
- poésie (vx): première (année)
- poil: étudiant baptisé
- préfet: directeur au secondaire
- proviseur: censeur
- raccuser: moucharder
- régent: professeur de collège
- rénové: type d'enseignement
- rhéto(rique): terminale
- student [studεnt]: étudiant
- syllabus: polycopiés
- tripler, trisser: cuber
- Typex™: Blanco™
- valves: tableau d'affichage
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↑Expressions et définitions
- «ah oui, mais non!»: je veux bien être patient / crédule, mais là, tu exagères
- «à Houte-si-plou» (plusieurs lieux-dits existants): à Trifouillis-les-Oies, à Pétaouchnok
- «aimer autant» + inf.: litote très courante pour «préférer»
- «à mon aise, am'n'aise, à ton aise, at'n'aise, à son aise, as'n'aise (W.): en toute décontraction
- «attendre famille»: être enceinte
- «avec ça je suis gras»: ça me fait une belle jambe
- «avoir bon, facile, difficile, dur»: avoir du plaisir, des facilités, des difficultés...
- «avoir de l'allure»: être de bon ton, faire les choses correctement
- «avoir le brûlant»: avoir une sensation de brûlure à l'estomac
- «avoir le cul dans le beurre»: avoir le cul bordé de nouilles, occuper une sinécure
- «avoir le gros cou» (Bxl: le dikkenek): avoir les chevilles enflées
- «avoir perdu sa semaine»: être frustré comme si on avait perdu sa paie
- «avoir les poepers» (Bxl): avoir les foies
- «avoir un œuf à peler avec qqn»: avoir un compte à régler
- «avoir une touche»: avoir la cote, un ticket
- «battre le beurre»: s'embrouiller
- «l'eau chasse»: elle reflue avec force (vers un endroit particulier)
- «ça m'a bien goûté»: cela m'a plu
- «ça ne peut mal»: il n'y a pas de danger
- «ça n'est pas du spek pour ton bec» (Bxl): c'est trop bon pour toi
- «ça stink» (Bxl): ça pue
- «ça tire»: il y a un appel d'air
- «chercher misère»: chercher querelle
- «clacher» (Bxl): appliquer abondamment et sans soin. Façade-clacheur: peintre en bâtiment ou mauvais artiste peintre
- «des tchics et des tchacs»: des trucs et des machins
- «des cents et des milles»: des milles et des cents
- «en arriver une belle à quelqu'un»: lui arriver une chose étonnante ou fâcheuse
- «endéans» (administration): introduit un délai «endéans l'année»
- «en stoemmelings»: en tapinois, en catimini, à l'anglaise.
- «au vogel-pick» (aux fléchettes): dans la plus grande approximation, voire au hasard
- «faire de son nez»: prendre des airs importants
- «faire douf»: faire étouffant (chaleur)
- «faire la file»: faire la queue
- «faire ses paques»: faire sa communion
- «faire son samedi»: faire son ménage
- horeca: secteur hôtels-restaurants-cafés
- «il fait malade»: il fait orageux, lourd
- «il n'y a pas d'avance»: cela ne sert pas à grand-chose
- «jouer avec les pieds de qqn»: abuser de quelqu'un
- «jouer cinq lignes»: jouer un mauvais tour
- L'Amigo: prison de la police de Bruxelles. Par extension, cachot
- «la porte est contre»: le pêne est contre le chambranle
- «lichette»: cordelette ou bout de tissu cousu permettant de suspendre un vêtement
- «mélanger ses tartines» (W): «perdre la tête»
- «mettre quelque chose dans son dos» (W): ajouter un vêtement, se couvrir
- «mordre sur sa chique»: serrer les dents
- «nenni, valet!» (Lg): mais bien sûr que non, espèce d'œuf!
- «ne pas être contraire»: être accommodant
- «ne pas savoir le chemin» (Bxl): ne pas trouver de solution
- «n'importe!» (W): «cela est égal»
- «on n'a jamais vu une affaire ainsi»: on n'a jamais vu pareille chose
- «passer un cigare»: passer un savon
- ne pas pouvoir de ...: avoir reçu une interdiction par ...
- «que du contraire!»: bien au contraire
- «retomber sur», «revenir sur»: se souvenir de
- «taper à gailles» (W): (gauler les noix) tenter au hasard
- «tirer son plan»: se débrouiller
- «tomber de son sus»: tomber de haut, s'évanouir
- «une fois» (Bxl): cette locution vient toujours après le verbe. «Tu viens manger des moules, une fois?» est typiquement français
- VIPO (veuve, invalide, pensionné ou orphelin): statut disposant d'avantages sociaux
- «volle gaz», «volle petrol» (Bxl): à toute vitesse
↑Culture
Carnavals
Soumonces: répétitions de caranaval. Il y a les semonces en batterie, en musique...
Les Gilles de Binche: il y a des Gilles dans beaucoup de villes et villages du Hainaut. Roi du carnaval du Hainaut et alentour, les Gilles peuvent défiler lors de kermesse (et même parfois à Bruxelles). Ce ne peut être des Gilles de Binche, qui font le serment de ne jamais danser en dehors de leur ville.
Les Macrales. Sorcières de Wallonie, de Marche-en-Famenne à Vielsam.
Les Blanc Moussy.
Jeux de carte
Couyon: jeu de carte aux règles simples. Se joue normalement à quatre (deux équipes de deux) avec les 24 cartes hautes, de l'as (valeur la plus haute) au 9 (valeur la plus basse). La dernière carte désigne l'atout. On est obligé de suivre, mais on peut couper quand on veut. Le décompte se fait avec toutes les cartes récoltées des plis gagnants: l'as vaut 4 points, le roi en vaut 3, la dame 2 et le valet 1. On peut également jouer à deux ou à trois, toujours avec 6 cartes par joueur. Fut très populaire en Wallonie.
Whist à la gantoise: se joue à quatre joueurs avec un jeu de 52 cartes (hiérarchie du bridge). Les équipes se constitueront selon les annonces. Chacun reçoit treize cartes, et chacun annonce l'atout désiré, puis chacun peut décider de faire un contrat (huit plis) avec n'importe quel joueur ayant annoncé, sa couleur devenant alors l'atout. Si deux équipes se sont constituées autour de deux atouts différents, la prévalence est coeur, carreau, trèfle et pique, mais il est possible d'enchérir. Il est également possible qu'un joueur décide de faire seul 6 plis, ou de ne prendre aucun pli en se défaussant d'une carte (petite misère) ou sans se défausser (grande misère). D'autre enjeux existent (comme l'abondance, 9 plis seul), rétribuant plus ou moins selon les risques pris. Il est prudent de convenir des règles précises avant de jouer, celles-ci variant selon les régions.
Jurons
Le célèbre «nom de dieu» a subi beaucoup de déformations: «nom de djû», «tetjû», voire «rondidjû» et «miârdedjû» (Prunelle, dans Gaston Lagaffe). On entend parfois «nom dèzo» en Wallonie.
Parallèlement, le juron flamand classique «God verdoemd» (Dieu damné), qui se prononce habituellement «gotferdoum», a donné «ferdom», «godferdek», «ferdek», «potferdek», «potfermil»... et est parfois employé par les francophones préférant jurer dans une langue que Dieu ne comprend peut-être pas.
Et encore...
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Sans autres spécifications, la vitesse est limitée à 120Km/h sur autoroute et sur les routes pour automobiles à 2X2 bandes de circulation, à 90Km/h sinon, et 50Km/h dans les agglomérations.
Politique
«Belgicain» tend à désigner de façon assez péjorative les tenants de la «Belgique de papa» ou en tout cas les unitaristes, ceux qui refusent la séparation de la Belgique. Vers 1980 cependant, le dessinateur Hergé utilisait ce terme pour qualifier son personnage secondaire Séraphin Lampion, indélicat, tournant tout à la rigolade et peu porté à l'introspection.
Méfiez-vous de ce qu'on vous raconte sur la politique belge: chaque Belge défend en général un intérêt particulier ; pour rendre les choses compréhensibles, les observateurs extérieurs simplifient outrageusement. L'erreur la plus fréquente est de confondre les Wallons (qui vivent en Wallonie) et les francophones (auxquels s'ajoutent les Bruxellois francophones, sans compter les francophones qui habitent dans la périphérie bruxelloise, qui est flamande, et, de moins en moins, dans les grandes villes de Flandre).