Le Nouveau Testament

LE nouveau testament, partie chrétienne de la bible, est composé des quatre évangiles canoniques, suivis des Actes des Apôtres, puis des épîtres en commençant par celles attribuées à Paul, puis celle de Jacques, trois de Jean et deux de Pierre (en tout cas pour les catholiques), pour enfin terminer par l'Apocalypse attribuée à Jean.

Rien ne dit que ces textes ont été écrits dans cet ordre, certainement établi pour des raisons théologiques : les évangiles sont censés rapporter la vie publique et les paroles de Jésus de Nazareth, les Actes des Apôtres les faits de l'église naissante. Les épîtres sont des lettres composées de recommandations des apôtres aux communautés naissantes, tandis que l'Apocalypse n'a été rattachée que très tardivement au canon.

Les livres

Les quatre évangiles

Les religions chrétiennes reconnaissent officiellement quatre évangiles, qui racontent l'histoire d'un homme, fils de Dieu, venu sur terre pour prêcher, se laisser exécuter et puis ressusciter, et par là sauver les Hommes. Trois versions de cette histoire (selon Matthieu, Marc et Luc) se ressemblent davantage et sont appelées synoptiques. L'évangile selon Jean se démarque par une position plus théologique et métaphysique, et de nombreux épisodes, prêches ou détails connus de lui seul. Une page de ce site propose une lecture la plus globale possible de ces quatre évangiles canoniques.

Dans son «Contre les hérésies», Irénée de Lyon présente les quatre livres :

Ainsi Matthieu publia-t-il chez les Hébreux, dans leur propre langue, une forme écrite d'Évangile, à l'époque où Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Eglise. Après la mort de ces derniers, Marc, le disciple et l'interprète de Pierre, nous transmit lui aussi par écrit ce que prêchait Pierre. De son côté, Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l'Évangile que prêchait celui-ci. Puis Jean, le disciple du Seigneur, celui-là même qui avait reposé sur sa poitrine, publia lui aussi l'Évangile, tandis qu'il séjournait à Éphèse, en Asie.

La datation des évangiles est très problématique, les théologiens les plus optimistes les datant du premier siècle, de Marc à partir de 50 à Jean peu avant 100, mais les plus critiques reportent leur rédaction à la première moitié du second siècle. Il n'est cependant pas impossible que la tradition ait commencé plus tôt chez des juifs messianiques d'avant notre ère, et que d'ultimes corrections aient encore eu lieu au IVe, les Codex Sinaiticus et Vaticanus du début de ce siècle ne connaissant par exemple pas l'épisode de la femme adultère (Jn 8:1-11) ni la «finale longue» de Marc (Mc 16:9-20 : les disciple d'Emmaüs et l'Ascension). Et la formule trinitaire, présente uniquement en Mt 28:19 lors des adieux de Jésus en Galilée, date du Concile de Nicée, qui a eu lieu en 325.

D'autres versions des évangiles existent, ajoutant des récits de naissance ou d'enfance à ceux de Matthieu et Luc, ou développant des thèmes ou points de vue différents sur la vie publique de Jésus. Ils ont été rejetés par la plupart des Églises sous l'appellation d'apocryphes, mais certains de leurs éléments continuent à faire partie de la tradition : le nombre et le nom des mages, la naissance dans une grotte (et pas nécessairement dans une crèche), les noms des parents de Marie… ainsi que sa virginité perpétuelle.

Les Actes des Apôtres

Les Actes des Apôtres, dont Irénée de Lyon (v140-v200) fait une première mention en 185, sont censés être la prolongation de l'évangile selon Luc (avec Théophile, «ami de Dieu», pour destinataire). Ils commencent avec l'ascension de Jésus (Ac 1:9-11), racontée d'une autre façon qu'en Luc (Lc 23:50-54), et racontent l'organisation de la communauté. La persécution par Paul (Ac 8), puis sa conversion (Ac 9:1-22) arrivent ensuite, ainsi que les dissensions avec Pierre et Jacques sur la nécessité de la circoncision (Ac 15). Pierre est ensuite complètement éclipsé et son emprisonnement et son évasion miraculeuse sont répétés par Paul, avant qu'il n'entreprenne ses voyages évangélisateurs.

Finalement inquiété par la justice (Ac 25), il invoque sa citoyenneté romaine afin d'être jugé par l'Empereur (Ac 26). Après un voyage épique (Ac 26), l'histoire se termine sur l'assignation à résidence de Paul à Rome en attente du jugement, recevant qui il désire (Actes 28:16-31). Aucun texte canonique n'affirme que Pierre l'a rejoint à Rome et qu'ils y ont été mis à morts tous les deux, ensemble ou séparément, mais la Tradition semble beaucoup y tenir, témoin la basilique Saints Pierre et Paul au Vatican et les «apocryphes» Actes de Pierre qui a inspiré le roman Quo Vadis (1896) de Henryk Sienkiewicz (1846-1916, nobel en 1905).

Les épîtres

Les épîtres sont parmi les premiers textes chrétiens, et si on les lit attentivement, on se rend compte qu'il est plus question d'un Christ céleste que d'un Jésus terrestre, parce que la personnalité de leur seigneur est moins humaine que dans les évangiles. Il semble même que le Christ ne soit pas apparu aux apôtres Pierre, Jacques et Jean (les autres n'y sont pas nommés) d'une autre même manière qu'à Paul : comme une vision. En tout cas, on n'y retrouve aucun détail sur sa vie terrestre ; ses parents Marie et Joseph, Jean le baptiste, Judas et la plupart des apôtres, Bethléem ou Nazareth n'y sont jamais mentionné.

Les treize premières ont été attribuées à Paul, mais la critique théologique est moins assurée pour une moitié d'entre elles. Celle aux Hébreux est anonyme ; les suivantes portent le nom de leur auteurs supposés. Les protestant accordent moins d'importance à celles de Pierre, Jean, Jacques et Jude.

L'Apocalypse

Apocalypse signifie «révélation», il faut donc se départir de la signification commune de crise, de chamboulement, voire de fin du monde qu'apporte le mot «apocalyptique». Il est placé à la fin du nouveau testament parce qu'il a tardé à faire partie du canon chrétien (à la fin du IVe siècle), mais il s'agit d'un texte assez ancien, probablement écrit par des juifs messianiques. Il commence par mentionner sept Églises, la plupart inconnues du reste du Nouveau Testament : si l'Église des Laodicéens est clairement mentionnée dans l'épître aux Colossiens (Col 4:13-17) et si Paul est bien reçu à Éphèse (Actes 18) et son Église est mentionnée en Actes 20:17, y retourne en 1 Corinthiens 16:8, et mentionne encore la ville en 1 et 2 Thimothée, aucune trace des cinq autres, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie en dehors de l'Apocalypse

Le contenu est des plus obscurs, cela semble une série d'extases sur le combat avec la Bête, avec des descriptions certainement symboliques :

Ap 13:1 Et je me tins sur la grève de la mer. Alors je vis surgir de la mer une Bête ayant sept têtes et dix cornes, sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des titres blasphématoires. Ap 13:2 La Bête que je vis ressemblait à une panthère, avec les pattes comme celles d'un ours et la gueule comme une gueule de lion ; et le Dragon lui transmit sa puissance et son trône et un pouvoir immense. Ap 13:3 L'une de ses têtes paraissait blessée à mort, mais sa plaie mortelle fut guérie; alors, émerveillée, la terre entière suivit la Bête. Ap 13:4 On se prosterna devant le Dragon, parce qu'il avait remis le pouvoir à la Bête ; et l'on se prosterna devant la Bête en disant : «Qui égale la Bête, et qui peut lutter contre elle ?» Ap 13:5 On lui donna de proférer des paroles d'orgueil et de blasphème ; on lui donna pouvoir d'agir durant 42 mois ; Ap 13:6 alors elle se mit à proférer des blasphèmes contre Dieu, à blasphémer son nom et sa demeure, ceux qui demeurent au ciel. Ap 13:7 On lui donna de mener campagne contre les saints et de les vaincre; on lui donna pouvoir sur toute race, peuple, langue ou nation. Ap 13:8 Et ils l'adoreront, tous les habitants de la terre dont le nom ne se trouve pas écrit, dès l'origine du monde, dans le livre de vie de l'Agneau égorgé. Ap 13:9 Celui qui a des oreilles, qu'il entende !

Occurrences de certains termes du nouveau testament

Les tableaux présentés ci-dessous relèvent le nombre de versets contenant les termes importants, par livre du Nouveau Testament de la traduction de la Bible de Jérusalem. Les pourcentages traduisent le nombre d'occurrences rapporté au nombre de versets afin de donner une idée de la densité d'utilisation dans chacun des textes.

Un nombre ne peut rien signifier en soi : les termes sont souvent à recontextualiser, ce qui nécessite un retour aux textes avant toute conclusion. De plus, les pourcentages à partir de petits nombres ne sont pas significatifs. Enfin, une Apocalypse, une épître et un évangile ne sont pas du même genre et se comparent difficilement, les Actes étant quant à eux assez composites.

Dieu, Seigneur, Jésus, Christ…

L'appellation la mieux répartie dans les différents livres est «Seigneur». Jésus est surtout utilisé dans les évangiles, ce qui peut sembler normal puisque ceux-ci sont censés parler de la vie physique de Jésus sur terre. Christ est assez peu utilisé par les évangiles et bien plus par les premières épîtres. Il est bien plus étonnant que «Jésus Christ» soit quasi absent des évangiles tandis que son inversion «Christ Jésus» ne s'y retrouve pas du tout. L'Apocalypse utilise surtout «Dieu» et «Seigneur», et Jésus dans une moindre mesure.

Parmi les autres dénomination de Jésus, seuls les évangiles utilisent les termes «Fils de David» (hors généalogie  se rapporte une fois à Joseph chez Matthieu), «Messie», «Oint», «Fils de l'Homme», «Rabbi» et «Rabbouni».

Il est à noter que dans le «Nouveau Testament» de la Bible de Jérusalem «Nazôréen» revient plus souvent que «Nazareth», «Nazara» et «Nazarénien» réunis (17 / 14). Ces termes ne sont également connus que des évangiles et des Actes, ces derniers mentionnant sept fois «Nazôréen» et une seule fois «Nazareth».

Nb versets795710716781151879100643343725614915510495894711383462530310810561105131525405
NTMtMcLcJnAcRm1Co2CoGaEpPhCol1Th2Th1Tm2TmTtPhmHeJc1P2P1Jn2Jn3JnJudAp
Dieu11303439110621521368664263321203114211512266133263922488
%14,23,25,89,67,115,131,419,725,017,421,320,221,134,829,818,618,126,18,021,812,030,59,837,115,413,316,021,7
Père235404189934334834431111333211315
%3,03,70,61,611,30,30,90,71,22,75,22,94,24,56,40,91,22,24,01,02,82,93,310,523,14,01,2
Seigneur60850137646993857275241412222061451614715820
%7,64,71,96,65,29,88,813,010,53,415,513,512,624,742,65,316,920,05,313,06,724,632,04,9
Jésus69115290912395655712238311169
%8,714,213,37,927,25,61,21,12,70,71,31,93,29,06,44,03,65,72,2
Christ29515712161034373620301719311131112424
%3,71,41,01,01,81,07,98,514,113,419,416,320,03,42,10,91,212,03,611,43,815,41,0
Jésus Christ1302121117115877159312232876253
%1,60,20,10,21,13,92,52,05,44,56,71,15,619,12,71,24,38,01,01,97,611,55,715,420,00,7
Christ Jésus8721583891232101023
%1,10,23,51,81,25,45,811,53,22,28,812,04,312,0
Fils de Dieu35525711111461
%0,40,50,30,40,80,10,20,40,70,61,35,70,2
Fils de l'Hō78281325111
%1,02,61,92,21,30,1
Fils de Dav.13733
%0.20.70.40.3
Rabbi15438
%0,20,40,40,9
Rabbouni211
%0,10,1
Messie22
%0,2
Oint11
%0,1
Nazareth1021421
%0.10.20.10.30.20.1
Nazara211
%0.10.1
Nazarénien22
%0.2
Nazôréen1724137
%0.20.20.60.10.30.7

Apôtres et disciples

La foule n'apparaît guère que dans les évangiles et dans les Actes, où elle est utile à l'histoire. Les proches de Jésus s'appellent dans les évangiles bien plus souvent «disciples» ou «Douze» qu'apôtres ; les deux termes sont utilisés avec la même fréquence dans les Actes.

Dans les épîtres, le mot «disciple» n'est utilisé que deux fois pour 34 «apôtre», bien que cela puisse concerner Paul, «apôtre par vocation». Les apôtres évangéliques n'apparaissent de façon détaillé qu'une fois sous le nom collectif des «Douze» ; Simon/Pierre/Céphas dix fois et souvent pour le critiquer, Jacques trois fois et Jean une seule. Il est à noter que ces rares occurrences se concentrent dans seulement deux épîtres: la première aux Corinthiens et celle aux Galates. Les épîtres ne nomment aucun autre nom d'apôtre, pas même celui du traître Judas.

À part une mention unique de Marie dans les Actes, Joseph, Marie mère de Jésus et Marie de Magdala ne sont connus que des évangiles. Le mot «martyr» n'apparaît qu'une fois dans le Nouveau Testament, au pluriel, dans l'Apocalypse.

Nb versets795710716781151879100643343725614915510495894711383462530310810561105131525405
NTMtMcLcJnAcRm1Co2CoGaEpPhCol1Th2Th1Tm2TmTtPhmHeJc1P2P1Jn2Jn3JnJudAp
Foule16646344319204
%2,14,35,03,72,22,01,0
Disciples252714235742811
%3,26,66,23,08,42,80,70,9
Apôtres7712631395441221213
%1,00,10,30,53,10,72,12,02,72,61,12,24,30,33,34,00,7
Douze285116411
%0,40,51,60,50,50,10,2
Jean bapt.90231722199
%1,12,12,51,92,20,1
Paul18015117222132211131
%2,315,00,21,60,81,31,31,03,22,24,30,91,22,212,01,0
Pierre1842018171856211
%2,32,02,71,52,05,61,31,01,6
Simon2325115
%0,30,20,71,00,6
Sim.-Pierre24311172
%0,30,30,10,11,90,2
Céphas9144
%0,10,10,92,7
Judas Isc.2595344
%0,30,80,70,30,50,4
Jean313107101
%0,40,31,50,61,00,7
Jacques22395212
%0,30,31,30,40,20,21,3
André1324142
%0,20,20,60,10,50,2
Thomas1111171
%0,10,10,10,10,80,1
Nathanaèl66
%0,10,7
Joseph15762
%0,20,70,50,2
Marie1551121
%0,20,50,11,00,1
M. Magdala143425
%0,20,70,60,20,6

Esprits, démons, paradis, enfer…

Nb versets795710716781151879100643343725614915510495894711383462530310810561105131525405
NTMtMcLcJnAcRm1Co2CoGaEpPhCol1Th2Th1Tm2TmTtPhmHeJc1P2P1Jn2Jn3JnJudAp
Ange(s)17319524421132321131322265
%2,21,80,72,10,52,10,20,70,82,02,11,12,12,74,31,93,38,016,0
Paradis3111
%0,10,40,2
Démon~711613228231213
%0,91,51,91,90,90,20,70,61,90,10,7
Satan373551212311117
%0,50,30,70,40,10,20,20,51,21,12,10,90,91,7
Béelzéboul7313
%0,10,30,10,3
Géhenne127311
%0,20,70,40,10,1
Enfer(s)117
%4,01,7
Fin du monde55*1*1
%0,10,40,20,3

* Fin des temps

Divers

Nb versets795710716781151879100643343725614915510495894711383462530310810561105131525405
NTMtMcLcJnAcRm1Co2CoGaEpPhCol1Th2Th1Tm2TmTtPhmHeJc1P2P1Jn2Jn3JnJudAp
Hérode 43138139
%0,51,21,21,10,9
chameau 6321
%0,10,30,30,1

Notes méthodologiques

Le texte sur lequel se base le repérage est la version de la Bible de Jérusalem des éditions Le Cerf. Le choix d'une traduction a toujours quelque chose d'arbitraire, mais l'École biblique de Jérusalem a la particularité de ne pas éluder les questions épineuses.

Il n'est pas rare de trouver sur Internet des sites qui proposent des traductions «plus authentiques» que les autres. Une traduction comportant toujours une adaptation, il est tout à fait normal qu'il y ait quelques nuances entre toutes les éditions, sans que cela ne remette nécessairement en cause le sens global du texte. Qu'on en juge à partir des différences sur ce verset embarrassant pour l'idée d'un Jésus pacificateur, voire pacifiste (Mt 10:34):

École biblique de Jérusalem

N'allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

Traduction œcuménique de la Bible (TOB)

N'allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive.

Louis Segond

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre  ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.

Nouvelle Edition de Genève (NEG1979)

Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée.

The King James Version (KJV)

Think not that I am come to send peace on earth : I came not to send peace, but a sword.

The New King James Version (NKJV)

Do not think that I came to bring peace on earth. I did not come to bring peace but a sword.

American Standard Version (ASV)

Think not that I came to send peace on the earth : I came not to send peace, but a sword.

New International Version (NIV)

Do not suppose that I have come to bring peace to the earth. I did not come to bring peace, but a sword.

English Standard Version (ESV)

Do not think that I have come to bring peace to the earth. I have not come to bring peace, but a sword.

Luther Bibel 1545 (LUTH1545)

Ihr sollt nicht wähnen, daß ich gekommen sei, Frieden zu senden auf die Erde. Ich bin nicht gekommen, Frieden zu senden, sondern das Schwert.

Vulgate, bible catholique officielle

Nolite arbitrari quia pacem venerim mittere in terram : non veni pacem mittere, sed gladium.

Bible de l'Église orthodoxe

Μὴ νομίσητε ὅτι ἦλθον βαλεῖν εἰρήνην ἐπὶ τὴν γῆν· οὐκ ἦλθον βαλεῖν εἰρήνην ἀλλὰ μάχαιραν.

Codex Sinaiticus (parchemin du IVe siècle)

μη νομιϲηται οτι ηλθον ϊρηνην βαλιν επι την γην ουκ ηλθο βαλιν ϊρηνην αλλα μαχαιραν

On notera les mots paix, peace, Frieden, pacem (pax), εἰρήνην (εἰρήνη) d'une part et glaive, épée, sword, schwert, gladium (gladius), μάχαιραν (μάχαιρα) de l'autre qui sont suffisamment synonymes pour que l'ambiguïté réside plus dans le sens de la phrase que dans les termes employés : est-ce que Jésus est venu prêcher la guerre sainte ou les épreuves à ses convertis? Les deux versets suivants précisent que Jésus est venu apporter la dispute au sein des familles.