Si Jean Vernette est le premier et donne la description la plus générale du nouvel-âge, Michel Lacroix investigue davantage les conséquences philosophiques et sociales du « nouveau paradigme », tandis que Renaud Marhic et Emmanuel Besnier nous offrent une description plus fouillée des racines du mouvement et de son actualité en France.
Parmi les auteurs anglophones, Paul Heelas insiste sur le côté individualiste du Nouvel Age, J. Wouters Hanegraaff sur le mimétisme de l'ésotérisme sur les sciences et les techniques; l'Encyclopédie de J. Gordon Melton est très fouillée, mais semble malheureusement épuisée.
Pour ce qui concerne l'édition française, le nouvel âge semble d'abord avoir intéressé les catholiques. Il convient donc d'y consacrer un paragraphe à part, d'autant plus qu'il semble surtout pour ces auteurs de préserver la foi chrétienne des croyances orientales et immanentistes. C'est notamment à partir de son ouvrage de 1990 que Jean Vernette a tiré le « Que-Sais-Je » décrit plus haut.
Le Dr Bernard Bastian est responsable d'une communauté charismatique, et Samuel Rouvillois est un philosophe qui s'engage également dans une communauté.
Charles Delhez et Rudolf Rezsohazy sont deux sociologues, le premier est le rédacteur en chef du journal « Dimanche ». Leur livre est plus généraliste et n'approche la problématique newage que dans deux chapitres.
Irène Fernandez veut réintégrer la « spiritualité » développée dans l'oeuvre de Tolkien dans sa filiation chrétienne supposéee.
Il paraîtra étonnant de voir le vice-recteur de l'Université catholique de Louvain, docteur en communication sociale et théologien moderne, être catalogué newage. Et pourtant, certains thèmes sont nettement de cette tendance, tels la fragilité de Dieu (p 27), nommé le Très-Bas (p 28), les mystiques comme sauveurs de l'Eglise et de la Religion (p 30), un goût pour les paradoxes, par exemple la fidélité à Dieu en lui disant non (p 26) ; enfin, le mot « intérieur » dans un titre est un grand classique...
Le livre de Ferguson est une présentation très complète du programme newage, même si elle n'utilise le terme à aucun moment.
Quant au roman de Coelho, il développe les thèmes du nouvel âge de façon systématique.